L’ex-président soudanais Omar Al-Bachir devant la justice

Sudan's ousted president Omar al-Bashir is escorted into a vehicle as he returns to prison following his appearance before prosecutors over charges of corruption and illegal possession of foreign currency, in the capital Khartoum on June 16, 2019. - Bashir was On June 16 seen in public for the first time since being ousted, as he was driven to the prosecutor's office. The former strongman, who ruled his northeast African nation with an iron fist for three decades, was toppled on April 11 after weeks of protests against his reign. (Photo by Yasuyoshi CHIBA / AFP)

Le dictateur déchu devrait être appelé à comparaître devant un tribunal soudanais pour y répondre d’accusations de corruption.

 avant de partir pour Khartoum, selon des images postées sur les réseaux sociaux. « Pouvoir civil ! », ont-ils scandé, promettant de venger ceux qui ont péri dans la répression des manifestations.

C’est un coup aux allures de coïncidence, le tout agrémenté d’un peu de panache et d’ironie, comme il sied aux grands moments. Samedi 17 août, le président déchu du Soudan, Omar Al-Bachir, verra son procès commencer. Le jour même où les forces ayant émergé lors de la chute, en avril, du général doivent signer à Khartoum la « déclaration constitutionnelle » qui encadre, de manière formelle, la fin de son pouvoir.

Une fois renversé par ses propres généraux, réunis ensuite dans une structure baptisée « Conseil militaire de transition » (TMC), M. Al-Bachir avait été placé en résidence surveillée, puis, en théorie, transféré à la prison de Kober, dans le nord de Khartoum. Maints observateurs s’interrogeaient sur la détermination des membres du TMC à l’exposer à la justice soudanaise.

Il ne faisait aucun doute, en revanche, qu’ils n’accepteraient pas de transférer l’ex-dictateur à la Cour pénale internationale (CPI), dont le bureau du procureur, entre 2009 et 2010, avait délivré plusieurs mandats d’arrêt à son encontre, afin de répondre à des accusations de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide. Celles-ci étaient liées à la vague de violences et de massacres de population commis au Darfour, dans l’ouest du pays, pour y écraser une rébellion entre 2003 et 2004.

Par Jean-Philippe Rémy Le Monde avec AFP ed0 \

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