Soudan : le Conseil militaire et les meneurs de la contestation signent un accord de transition démocratique

Sudanese people carry their national flag and chant slogans as they celebrate the signing of a constitutional declaration between Deputy Head of Sudanese Transitional Military Council, Mohamed Hamdan Dagalo and Sudan's opposition alliance coalition's leader Ahmad al-Rabiah, outside the Friendship Hall, in Khartoum, Sudan August 4, 2019. REUTERS/Mohamed Nureldin Abdallah

Militaires au pouvoir et meneurs de la contestation ont scellé samedi un accord historique ouvrant la voie à un transfert du pouvoir aux civils.

Après des mois de protestations populaires, l’accord sur la transition démocratique au Soudan a été signé samedi 17 août à Khartoum, sur les bords du Nil. Par cette signature, Mohammed Hamdan Daglo, numéro deux du Conseil militaire, et Ahmed Al-Rabie, représentant de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC) et fer de lance de la contestation, ouvrent ainsi la voie à un transfert du pouvoir aux civils.

L’accord a été négocié pendant deux jours au début d’août, annonçant la fin de près de huit mois d’un mouvement inédit de contestation, qui a mené, le 11 avril, à la chute du président Omar Al-Bachir. Ce dernier est resté trente ans au pouvoir, avant de se retourner contre les généraux du Conseil militaire de transition, qui a pris sa succession.

Conclu à la faveur d’une médiation de l’Ethiopie et de l’Union africaine, cet accord a été accueilli avec soulagement des deux côtés ; les manifestants célébrant la victoire de leur « révolution » et les généraux s’attribuant le mérite d’avoir évité une guerre civile. Si la voie vers la démocratie risque d’être encore longue, l’humeur est toutefois à la célébration dans la capitale, où des dignitaires étrangers et des milliers de Soudanais affluaient dès vendredi pour l’occasion.

A Atbara, une ville du centre du pays où ont eu lieu les premiers rassemblements contre la décision du gouvernement de tripler le prix du pain le 19 décembre, certains dansaient et chantaient sur les quais de la gare avant de partir pour Khartoum, selon des images postées sur les réseaux sociaux. « Pouvoir civil ! », ont-ils scandé, promettant de venger ceux qui ont péri dans la répression des manifestations.

Le Monde avec AFP

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