RDC: les enquêtes de l’IGF tournent au bras de fer juridique avec la présidence

Par RFI

Les enquêtes menées par l’Inspection générale des finances (IGF) piétinent. Les inspecteurs mènent des investigations sur les dépenses publiques effectuées par les ministères depuis l’investiture de Félix Tshisekedi. Ils enquêtent également sur quatre sociétés membres de la Fédération du Congo (FEC). Toutes ces enquêtes aujourd’hui risquent d’être étouffées. Le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi avait déjà demandé la suspension de la première enquête et depuis ce lundi, il a enjoint l’IGF de suspendre également la seconde enquête.

Vital Kamerhe, directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, a écrit à la Fédération des entreprises du Congo (FEC) pour lui signifier que les enquêtes menées par l’Inspection générale des finances auprès de quatre de ses membres sont irrégulières.

Kamerhe cite notamment la loi interdisant le contrôle et le recouvrement des impôts, droits, taxes et autres redevances dus à l’État sans requête des régies financières.

Le directeur de cabinet du président de la République ajoute que toutes les missions de contrôle de l’IGF devraient requérir l’instruction de la présidence de la République dont elle dépend ou du moins que celle-ci en soit informée.

À l’IGF, on soutient que les enquêtes sont bel et bien régulières étant donné, disent les inspecteurs, que la loi leur reconnaît la mission de contrôler au second degré toutes les situations douanières, fiscales, parafiscales et comptables soumises à la vérification des organes de contrôle internes, des autres services publics de l’État.