Coronavirus : torrent de colère en Chine à la mort du lanceur d’alerte

La mort du docteur Li Wenliang, arrêté par la police début janvier après avoir lancé l’alerte sur les premiers cas suspects de coronavirus à Wuhan, soulève un élan de tristesse et de colère sur les réseaux sociaux chinois. Selon un dernier bilan officiel, 636 personnes en sont mortes en Chine.

Le docteur Li Wenliang vient d’entrer dans l’histoire de la Chine du XXIe siècle. Ce médecin est devenu un héros national pour avoir alerté sur un mal qui a déjà fait plus de 600 morts dans le pays : l’épidémie de coronavirus 2019-nCoV surgie à Wuhan, la ville où il exerçait (capitale de la province du Hubei, dans le centre). Avec désormais, dans le reste du monde, 240 cas de contaminations confirmés dans une trentaine de pays et territoires, dont deux mortels, à Hong Kong et aux Philippines (carte mondiale évolutive ici). Une pétition a été ouverte, auprès de la Maison Blanche, pour demander qu’on lui octroie le prix Nobel à titre posthume. Et son destin secoue le fonctionnement des autorités, qui ont annoncé l’ouverture d’une enquête. « Adieu docteur Li », a été tracé dans la neige tombée sur Pékin.