Le procès de François Fillon suspendu jusqu’à jeudi après des questions de procédure

L’audience a été suspendue peu après 15 heures, mercredi, pour que le tribunal correctionnel délibère sur deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) plaidées par la défense.

Ils étaient très attendus. François et Penelope Fillon ont été accueillis par une nuée de journalistes, mais n’ont pas dit un mot à la presse, mercredi 26 février. Ni avant, ni après l’audience. Lui, détendu, en costume-cravate bleu foncé. Elle, un peu crispée, habillée de noir, chevelure argentée parfaitement lisse. Renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris, principalement pour détournement de fonds publics, le couple a pris place sur le banc des prévenus. Marc Joulaud, l’ancien suppléant de François Fillon à l’Assemblée nationale, les a rejoints. Et, 48 heures après un faux départ, leur procès a enfin pu commencer. Mais lors de cette audience, consacrée aux questions de procédure, aucun n’a fait de déclaration publique.

Tous trois ont écouté la présidente du tribunal lire le détail des délits qui leur sont reprochés, avant que leurs avocats ne commencent à plaider deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC). La première porte sur les délais de prescription et la seconde sur la qualification du délit de détournement de fonds publics. L’occasion pour la défense de jouer les gros bras face aux deux représentants du ministère public. Lesquels ont répondu en montrant les dents.