Va-t-il falloir revoter le 1er tour des Municipales? Pour Castaner, l’hypothèse est sur la table

© AFP Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur.

Le ministre de l’Intérieur a confirmé que le second tour devait avoir lieu d’ici fin juin. Passé ce délai, ses équipes réfléchissent à deux tours « fin septembre » pour les seuls conseils municipaux non élus. Ce qui imposerait de revoter au 1er tour notamment dans les plus grandes villes de France.

Comment sera organisé le second tour des élections municipales? À cette épineuse question, Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, a donné plusieurs pistes actuellement suivies par le gouvernement, alors qu’il était invité du Grand Jury sur RTL/Le Figaro/LCI.

Pour lui, le second tour du scrutin, annulé en raison du confinement, « devra se faire au plus tard en juin. » Si cette date n’est pas tenable, ses services travaillent sur « une hypothèse » de deux tours « fin septembre » pour les seuls conseils municipaux non élus. De fait, dans les communes concernées, le premier tour devrait être rejoué.

« La règle a été votée par la loi du 23 mars, nous devons présenter le 23 mai au Parlement un rapport sur l’état sanitaire de notre pays et sur le sentiment, l’analyse du conseil scientifique qui dira s’il pense qu’on peut réunir le second tour dans 5000 des 35.000 communes qui n’ont pas élu la totalité de leurs élus lors du premier tour, au mois de juin », a-t-il déclaré.

« L’élection devra se faire au plus tard au mois de juin, soit le 21 soit le 28. Nous prendrons la décision avec le Parlement », a-t-il précisé.

Un premier tour à haut risques?

Le 15 mars dernier, le premier tour du scrutin s’était tenu deux jours avant le début du confinement en France. Malgré l’inquiétude des élus locaux, le gouvernement avait assuré avoir mis en place un système de distanciation dans les bureaux de vote, censé éviter les risques de contamination. Quelques semaines plus tard, de nombreux assesseurs et candidats assuraient avoir été touchés par le coronavirus lors du vote. De son côté, Emmanuel Macron avait assuré « assumer totalement » le maintien du premier tour à la date initiale. « Le Premier ministre a consulté toutes les forces politiques et personne n’a pensé qu’il fallait les reporter. Il en est de même lorsque je consulte Richard Ferrand et Gérard Larcher », les présidents des deux chambres, avait-il expliqué au Point.

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