RDC : Affaire Kamerhe : l’autopsie du juge toujours en attente

Il faudra encore attendre pour connaître les circonstances de la mort du juge Raphaël Yanyi Ovungu, dans le cadre du procès contre le directeur de cabinet du chef de l’Etat. C’est ce juge qui présidait jusqu’ici les audiences de Vital Kamerhe et ses co-accusés. Il est mort subitement dans la nuit de mardi au mercredi 27 mai. Sur les réseaux sociaux et certains médias, la piste de l’empoisonnement était évoquée mais la justice congolaise attend les résultats d’examens complémentaires.

Selon une source proche de l’enquête, il est trop tôt pour parler d’un assassinat par empoisonnement et ce sera à la justice de qualifier ce qui est arrivé au juge Yanyi.

L’autopsie a bien eu lieu, vendredi dernier, et une équipe de médecins légistes congolais a fait ses premières observations, un rapport préliminaire et a surtout demandé des examens complémentaires, notamment des examens toxicologiques sur base de prélèvements effectués sur le corps du défunt.

Ces examens se feront dans un laboratoire au Congo, assure une source proche de l’enquête. Mais pour avoir les résultats, il faudra sans doute encore attendre… peut-être même plus de 15 jours. C’est ce qu’a réussi à arracher au magistrat instructeur un groupe d’avocats qui s’est présenté au nom de la famille. La famille du juge Yanyi avait demandé formellement cette autopsie, au vu du caractère très soudain de cette mort, et dit aujourd’hui attendre d’être convoquée officiellement par le procureur pour en connaitre les résultats. « On se refuse à spéculer. Pour le moment, on fait confiance à notre justice », explique un proche du défunt. Les proches du juge du procès Kamerhe restent en tout cas sous le choc. « Raphaël Yanyi n’avait pas de problèmes de santé », assure l’un d’eux. « Le matin même, il se sentait bien », confie un autre. « Ce n’est qu’en rentrant du tribunal que Raphael Yanyi a commencé à se sentir souffrant, douleurs à l’abdomen et vomissements qui l’emportent en quelques heures. Le juge meurt au centre Nganda, peu avant 1h00 du matin », raconte encore l’un de ses proches.

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