Attaque d’une policière près de Nantes : le parquet antiterroriste ne se saisit pas de l’enquête

Au lendemain de l’agression d’une policière municipale à La Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique), la piste d’un acte terroriste n’est, pour le moment, pas retenue. Le parquet national antiterroriste (PNAT) a décidé de ne pas se saisir. Les magistrats spécialisés ont hésité au regard du profil incertain de Ndiaga Dieye, l’auteur des faits, tué par les gendarmes sur lesquels il avait ouvert le feu.

Il n’a jamais mis en avant une motivation islamiste

Mais l’audition samedi après-midi de la jeune femme de 19 ans séquestrée à son domicile par Dieye a emporté leur conviction. D’abord hospitalisée en état de choc, elle a tout de même pu livrer un témoignage. Pendant cette prise d’otage de deux heures et demie consécutive à l’attaque de Katell L., blessée à coups de couteau aux jambes et à la main au poste de police municipale, cet homme de 39 ans au passé judiciaire chargé n’a pas mis en avant une motivation islamiste à son action, ni proféré de slogans à connotation religieuse. Il n’est pas non plus certain que son passage à l’acte à La Chapelle-sur-Erdre ait eu le terrorisme pour moteur. L’enquête, désormais placée sous l’autorité du parquet de Nantes, devra le déterminer. Samedi plus d’une cinquantaine de personnes avaient déjà été interrogées par les gendarmes.

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