France: quatre élections législatives partielles très symboliques

Ce dimanche se tient le premier tour de quatre élections législatives partielles en France. Des scrutins qui ne devraient attirer que très peu d’électeurs, les députés élus ne siégeront en effet qu’à peine un an avant de devoir remettre leur mandat en jeu. Mais plusieurs de ces votes ont une valeur symbolique.

Brigitte Bourguignon avait laissé son siège en toute confiance à son suppléant l’été dernier à l’occasion de son entrée dans le gouvernement. Mais celui-ci a finalement jeté l’éponge et voilà la ministre chargée de l’Autonomie obligée de se relancer en campagne.

Sauf qu’après de multiples reports dus à la crise sanitaire, sa réélection semble périlleuse : sa circonscription du Pas-de-Calais est en effet lorgnée par le Rassemblement National qui bénéficie d’une forte dynamique avec la campagne des régionales. La droite rêve également d’infliger un revers à Emmanuel Macron qui fait tout pour briser les ambitions élyséennes du président de région Xavier Bertrand.

Les Dassault veulent garder leur circonscription

À Paris, la bataille des gauches pour le leadership à la présidentielle s’est de son côté immiscé dans la législative partielle du 20e arrondissement. Une place forte du parti socialiste menacée par l’Insoumise Danièle Simonnet et l’écologiste Antoinette Ghul.

Enfin dans l’Oise, c’est une dynastie industrielle qui cherche à conserver son ancrage politique : après la mort accidentelle d’Olivier Dassault, héritier du groupe aéronautique et militaire, son neveu, Victor Habert-Dassault espère garder la circonscription dans le giron de la famille.

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